DOSSIER DES ARMES À FEU : LE QUÉBEC CHOISIT LA FACILITÉ

Avec le dépôt de son projet de loi 20 qui prévoit la création imminente d’un registre québécois des armes à feu, « le gouvernement du Québec s’évertue à déployer une stratégie qui, pourtant, a déjà démontré ses limites au niveau fédéral ». Depuis Edmonton, le président de l’Association Canadienne Pour Les Armes à Feu (ACAF), M. Sheldon Clare, a dénoncé l’acharnement dont fait preuve le gouvernement du Québec à l’endroit de ses citoyens, propriétaires d’armes à feu, et soutient qu’un registre des armes à feu ne représente rien de moins qu’une insulte à l’intelligence de l’ensemble de la population. « Il s’agit d’une menace directe à l’endroit de citoyens responsables et respectueux des lois. » Selon Sheldon Clare, la Loi 20, si elle devait être adoptée, procurerait à la société québécoise son lot d’irritants. Pour la population en général, il énonce entre autres choses que les sommes d’argent public ainsi gaspillées ne procureront pourtant qu’un faux sentiment de sécurité, à l’heure même où les organismes communautaires du Québec, particulièrement dans les domaines de la prévention du suicide, du crime et des soins de santé de première ligne, sont sous-financés. Pour les propriétaires d’armes à feu, à savoir chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs, de nouvelles mesures n’ajouteraient qu’au dédale de formalités déjà en place.

Shelon Clare, les utilisateurs d’armes à feu du Québec étant déjà détenteurs d’un permis d’acquisition et de possession d’armes à feu obtenu seulement à condition de montrer patte blanche, le projet de buriner les armes avec un numéro d’enregistrement additionnel relève du burlesque. Plus encore, il met en péril l’investissement – souvent de plusieurs centaines de milliers de dollars – des collectionneurs d’armes antiques et classiques, sachant qu’un burinage non-original sur une arme de collection réduit sa valeur à néant. Enfin, Clare note que dans les faits, le burinage des armes à feu, lesquelles se chiffrent à près de deux millions au Québec, est logistiquement impossible et est simplement voué à l’échec, sinon à des dépenses encore plus extravagantes.

Sheldon Clare poursuit en affirmant que « la population du Québec n’est plus dupe de la désinformation dont elle a été inondée depuis plus de vingt ans, et elle s’aperçoit maintenant que les registres constituent un mensonge éhonté à son endroit. D’autant plus que plusieurs études scientifiques ont démontré hors de tout doute que les registres d’armes à feu, tant au Canada qu’en Australie et en Grande-Bretagne, se sont montrés complètement inefficaces en ce qui a trait à la prévention du crime. En adoptant un registre des armes à feu, un gouvernement divertit sa population des vrais problèmes sociaux, comme la santé, la pauvreté et l’économie, et prouve son impuissance à attaquer ces problèmes de front. »

« Le Québec, qui est aux prises avec une dette de 254 milliards de dollars, des infrastructures déficientes et une pénurie de professionnels de la santé, s’apprête pourtant à mettre sur pied une mesure contraignante pour ses citoyens qui coûtera des dizaines de millions de dollars sans pour autant améliorer quoi que ce soit dans les dossiers sensibles du crime, du suicide et des soins de santé », ajoute Clare. « Même les citoyens du Québec qui ne sont pas propriétaires d’armes à feu auraient intérêt à prendre parti pour forcer le gouvernement du Québec à gérer avec plus de discernement les sommes devant être dédiées à la sécurité publique. D’autant plus que la loi proposée par Québec ne relève pas du code criminel fédéral et, qu’en conséquence, elle n’a aucun effet coercitif supplémentaire pour qui veut y contrevenir. »

Sheldon Clare conclut : « Pendant que le reste du Canada va de l’avant en musclant les lois fédérales sur les contrevenants, le Québec continue à vouloir faire cavalier seul et à tenir sa population en otage. Surtout, le projet de loi 20 est la preuve accablante que le gouvernement du Québec n’a aucune confiance en ses citoyens. En somme, après l’échec retentissant et la catastrophe financière du registre canadien de 1995, rien ne plaide en faveur d’une nouvelle tentative du Québec, tant au niveau des enjeux sociaux qu’à celui de la sécurité publique. »

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